Azeri gas not such a good idea for EU, say NGOs

They believe that the EU’s preferred gas import plans are not safe energy bets

By  Marie-Martine Buckens  originally appeared in Europolitique

The EU’s plans to import gas via gas pipelines or liquefied natural gas (LNG) are not only contrary to its long-term climate objectives but also unjustified in the context of the European Commission’s predictions in terms of energy demand. Such was the message delivered by an NGO platform, which includes Bankwatch Europe. One of its major targets was the Southern Corridor project, which is supported by the EU and aims to import gas from Azerbaijan to Europe via Turkey (TANAP gas pipeline), Greece, Albania and Italy (TAP gas pipeline).

The NGOs are pointing the finger at the number of gas projects aimed at increasing imports – the Commission’s so-called projects of common interest (PCI) – which, according to the NGOs far exceed the Commission’s road map by 2050, which predicts a drop in gas imports. The NGOs note that out of the 248 PCIs the Commission has chosen, over 100 are related to gas (transport, storage and LNG) and 15 aim to increase the EU’s gas imports. The NGOs are particularly concerned about the TAP and TANAP gas pipeline plans, which are set to supply the EU with gas from the Caspian Sea. “This mega pipeline will lock the EU into dependency vis-à-vis Azerbaijan and Turkmenistan, lending more than a helping hand to the repressive regimes of Aliyev and Berdimuhamedov, which are pocketing the dividends,” Emma Hughes said in the name of the NGO platform. Hughes added: “There is not much point in reducing dependency vis-à-vis Russia merely to replace it with unpredictable dictatorships”.

The platform is also critical of the fact that these projects will be eligible for loans from the European Investment Bank (EIB) and the European Bank for Reconstruction and Development (EBRD). Article 14 of Regulation 347/2013 also allows investors to ask for EU aid as part of the Connecting Europe Facility (CEF) – under which a €5.85 billion budget has been allocated to trans-European energy infrastructures for the period 2014-2020. An expert was keen to underline that certain projects, such as TAP, are not eligible for subsidies, since the Commission has granted them an exemption relative to access to third parties (planned under the EU’s third energy package) – but they remain eligible for EIB or EBRD loans.

 

Le gaz azéri serait la fausse bonne solution pour l’UE

Une plateforme d’ONG fustige la priorité donnée par l’UE à ses projets d’importation de gaz au titre de la sécurité énergétique.

Par  Marie-Martine Buckens

Les plans de l’UE pour importer du nouveau gaz, par gazoduc ou terminaux de gaz naturel liquéfie (GNL), sont non seulement contraires aux objectifs climatiques à long terme de l’UE mais injustifiés en regard des prévisions établies par la Commission européenne en matière de demande énergétique. Tel est en substance, le message délivré par une plateforme d’ONG, dont Bankwatch Europe. Particulièrement visé : le projet Corridor Sud, soutenu par l’UE, lequel vise à importer du gaz de l’Azerbaïdjan en Europe, via la Turquie (le gazoduc TANAP), la Grèce, Albanie et Italie (le gazoduc TAP).

« Il y a peu d’intérêt à diminuer la dépendance vis-à-vis de la Russie pour la remplacer par des dictatures imprévisibles »

Les ONG pointent du doigt le nombre de projets gaziers visant à accroître les importations et déclarés « projets d’intérêt commun » (PIC) par la Commission qui, selon elles, dépasserait de loin  les besoins établis dans les cinq scénarios établis par la Commission dans sa Feuille de route à l’horizon 2050, lesquels prévoient un tassement des importations de gaz. Sur les 248 projets d’intérêt commun retenus par la Commission,  plus de 100 portent sur le gaz (transport, stockage et GNL) et 15 au moins, note les ONG visent  à accroître les importations de gaz de l’UE. Les ONG visent tout particulièrement les projets de gazoducs TAP Et TANAP qui devraient fournir l’UE en gaz de la Caspienne. « Ce maga-pipeline verrouillerait l’UE dans une dépendance vis-à-vis de l’Azerbaïdjan et du Turkménistan, offrant un énorme coup de pouce aux régimes répressifs de Aliyev et Berdimuhamedow, qui empochent les dividendes, estime Emma Hughes représentant la plateforme d’ONG, ajoutant : « il y a peu d’intérêt à diminuer la dépendance vis-à-vis de la Russie pour la remplacer par ces dictatures imprévisibles ».

La plateforme fustige en outre le fait que ces projets seront éligibles à des prêts de la Banques européenne d’investissement, de la Banque européenne de reconstruction et développement. L’article 14 du règlement UE n°347/2013 permet en outre aux investisseurs de solliciter une aide de l’UE au titre du mécanisme pour l’interconnexion en Europe, au titre duquel un budget de 5,85 milliards d’euros a été alloué aux infrastructures énergétiques transeuropéennes pour la période 2014-2020. Certains projets, et c’est le cas de TAP, ne sont pas éligibles à des subventions, dans la mesure où la Commission européenne leur a accordé une exemption concernant l’accès aux tiers (prévu dans le 3° Paquet Energie de l’UE), tient toutefois à préciser un expert. Mais ils restent éligibles à des prêts de la BEI ou de la BERD.​

 

 

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